Films 2020

Enola Holmes (2020)

Note : 3 sur 5.

INFORMATIONS

Date de sortie : 23/09/2020
Réalisateur : Harry Bradbeer
Scénario : Jack Thorne
Acteurs/trices : Millie Bobby Brown, Henry Cavill, Sam Claflin, Helena Bonham Carter, Fiona Shaw, Adeel Akhtar

En Bref : Sherlock Holmes, Enola Holmes, détective, disparition, conspiration, meurtre, Angleterre, 19ème siècle

Critique

Je viens de terminer le film Enola Holmes. J’avais hâte de voir ce film !

Mes impressions avant de le voir : J’avais hâte de voir Millie Bobby Brown en Angleterre au 19ème siècle. Je voulais aussi savoir comment la dynamique avec ses frères allaient se passer. J’ai déjà vu plusieurs interprétations de Sherlock Holmes et Mycroft Holmes. La seule chose qui m’embêtait était comment Enola (Millie Bobby Brown) allait interpréter ce rôle d’une femme en avance sur son temps ?

Je vais faire une confession : j’ai vu le film en deux fois. Et j’ai regardé plusieurs fois ma montre. Je vous expliquerai pourquoi plus tard.

Je n’ai pas trouvé ce film exceptionnel. Mention : Peut mieux faire. Je vous explique pourquoi.

Tout d’abord, Enola Holmes utilise l’effet de casser le 4ème mur : parler directement au public. Je trouve que c’est intéressant d’avoir recours à cette technique… Si on sait l’utiliser. Le film le fait de manière trop évidente ou ce n’est pas assez consistant dans l’histoire. On ne comprend pas très bien non plus comment ça marche : est-ce qu’Enola parle toute seule pour elle-même? Est-ce que les autres personnages peuvent l’entendre ? Quand Sherlock et Mycroft regarde la chambre de leur mère pour des indices sur sa disparition, Enola nous parle et ses frères ne l’entendent pas. Mais lorsqu’elle décide soit de se rendre à Londres, soit de se rendre à Basilwhether, elle nous parle et l’autre protagoniste entend sa réponse. Cela n’a aucun sens ! Cela aurait été une idée originale seulement si elle avait été bien exploité.

Mais ce n’est pas la plus grande faiblesse de ce film !

Le début de l’histoire est engageant mais à quel prix ? On voit Enola grandir au côté de sa mère dans la campagne anglaise au fil des années où elle apprend à déchiffrer des jeux de mots, jouer aux échecs, se défendre. Bref, tout ce que ne devrait pas apprendre une jeune fille au 19ème siècle. Jusqu’à ce que la mère d’Enola disparaisse du jour au lendemain.

L’intrigue est en marche, mais est-elle vraiment en marche ? Il faut 30 minutes de film pour enfin comprendre ce qu’il se passe. Pour certains, ça ne serait pas beaucoup mais pour moi, c’est trop long, on peut perdre le spectateur (C’est d’ailleurs à ce moment-là que j’ai arrêté le film). Je comprends qu’on doit donner aux différents personnages, la légitimité de bien se présenter et de les ancrer dans l’histoire mais je me serais vraiment passer de certaines scènes. Ou au contraire, j’aurai voulu avoir plus d’interactions entre certains personnages, par exemple entre Enola et Edith (Susie Wokoma). Même en regardant la bande-annonce, je croyais que cette relation serait plus exploré. J’aurai bien voulu qu’Edith la prenne sous son aile.

Un autre point négatif est le personnage de Mycroft. Certes, il joue un antagoniste qui veut mettre Enola dans une case mais je trouve que le personnage est trop 2D. On ne sent pas d’empathie envers lui. Du coup, je passe à autre chose.

Le film a vraiment commencé à m’intéresser quand Enola se dit qu’elle va dans la mauvaise direction pour la retrouver. Et c’est à ce moment-là… que je suis devenue happée par l’intrigue. Comme quoi, les miracles existent. Les actions s’enchaînent, on veut savoir qui est le coupable et on se rend compte que « Oh ciel ! » Tout est lié. Merci pour cette bouffée d’air frais, cela a sauvé le film.

Le message de ce film est très important : Enola découvre le monde, se heurte aux à priori, utilise ses ressources intérieures pour naviguer dans ce monde hostile et arrive à surmonter ses peurs. Elle garde son indépendance mais se rend compte qu’elle a besoin des gens autour d’elle qui sont prêt à l’aider pour avancer. Message du film : validé !

Films, Films 2020

Jojo Rabbit (2020)

Note : 5 sur 5.

Sortie : 29/01/2020
Vu : 30/01/2020

Réalisateur : Taika Waititi
Scénario : Taika Waititi
Acteurs/trices : Roman Griffin Davis, Thomasin Mc Kenzie, Scarlett Johansson, Taika Waititi, Sam Rockwell, Rebel Wilson, Alfie Allen, Stephen Merchant, Archie Yates
Compositeur : Michael Giacchino

En Bref : Rapports mère-fils, Allemagne, Seconde Guerre Mondiale, Ami imaginaire.

ATTENTION SPOILERS

Résumé : Jojo (Roman Griffin Davis) est un jeune garçon allemand qui soutient le régime nazi pendant la Seconde Guerre Mondiale. Son ami imaginaire est le seul et unique Adolf Hitler (Taika Waititi). Il part en camp de jeunesse aryen mené par le capitaine Klenzendorf (Sam Rockwell). Lors d’une des nombreuses activités, on lui demande de tuer un lapin mais il ne peut s’y résoudre. Conséquence : un nouveau surnom Jojo Rabbit. Après un accident, (Jojo fait exploser une grenade à la figure), il est obligé de rester chez lui. Sa foi aveugle va être mise à rude épreuve quand il découvre que sa mère (Scarlett Johansson) a caché une jeune fille juive, Elsa Korr (Thomasin Mc Kenzie). Il va alors tenter d’avoir un contact avec cet intrus pour en apprendre plus sur « l’espèce juive ». Plus il en apprend sur cette mystérieuse jeune fille, plus sa vision du monde change. Alors que l’Allemagne est en train de perdre la guerre, le village se prépare pour l’invasion des Alliés. Jojo va tout essayer pour sauver ses amis et Elsa. L’Allemagne est vaincue, Jojo et Elsa peuvent sortir danser dans la rue sur l’air de David Bowie (en version allemande svp).

Critique : Tout d’abord, je tiens à dire que j’ai adoré ce film. Après tout, les films sont là pour honorer la vie, n’est-ce pas ? (C’est pas moi qui l’ait dit, c’est Viola Davis).

Le film fait une satire de la seconde guerre mondiale et plus particulièrement du rôle d’Hitler et de l’impact de son idéologie en Allemagne. Mais c’est aussi l’histoire d’un petit garçon qui grandit et qui découvre le monde autour de lui : il rentre dans l’adolescence.

Utiliser le contexte d’une guerre ou d’un événement extraordinaire a déjà été une idée exploité au cinéma, comme dans La vie est belle de Roberto Benigni (que je vous conseille fortement si vous ne l’avez pas déjà vu).

Dans Jojo Rabbit, le film rappelle le contexte de la seconde guerre mondiale astucieusement avec des détails qui peuvent passer inaperçus à l’œil mais qui ont son importance. Au début du film, le camp de jeunesse a vraiment existé : ce sont les Jeunesses hitlériennes. Cet évènement va mettre en marche l’élément déclencheur du film : la rencontre entre Jojo et Elsa. On se prend de tendresse pour ce petit garçon qui vit seul avec sa mère. Il veut être l’homme de la situation mais sa mère lui rappelle qu’il n’est pas tout seul (moment où elle imite le père de Jojo). Elle lui rappelle aussi qu’il faut ouvrir son cœur aux autres.

Ce qui est important pour moi dans les films, ce sont les petits moments d’émotion qui tiennent sur un fil. Au cinéma, il est très facile de rentrer dans l’exagération des sentiments. Après tout, c’est son rôle. Mais certains films se démarquent car ils arrivent à avoir ce juste équilibre d’émotion où la scène n’en fait pas trop mais juste assez pour se retrouver immerger dans l’émotion du personnage.

Jojo qui se rend compte du sort réservé à sa mère en fait partie. Rappelons que sa mère finit pendue sur la place publique pour avoir été reconnue comme traître contre le régime nazi. Le traitement émotionnel de cette scène est faite de manière pudique (on ne voit que les pieds de la mère : trop choquant de montrer le reste ?) car il se concentre sur la réaction du petit Jojo. A partir de ce moment précis, le film prend une autre tournure. Jojo se rend compte qu’il n’a plus sa plus grande alliée (pun intended) et doit se débrouiller tout seul.

Je sentais que la fin venait petit à petit (et pas parce que ça faisait 1h30 qu’on était dans la salle). Mais je me demandais : comment le film allait-il se terminer ? Retournement de situation : la guerre arrive en Allemagne. Pendant tout le film, on a vu certains personnages réagir d’une certaine façon devant une tragédie. Je pense à un moment particulier avec le capitaine Klenzendorf qui, au début du film, avait plus peur de la mère de Jojo que d’avoir mutilé un enfant. Mais avec la guerre qui arrive, on se rend compte que le capitaine appréciait beaucoup Jojo puisqu’il trouve sa rédemption avec un sacrifice. La guerre est gagnée par les Alliés, tout le monde est content.

Jojo Rabbit entre dans la catégorie de films (et oui on va catégoriser ce film. Pour info, TOUT le monde fait ça !) qui peut porter confusion mais qui est un film feel-good.

Selon vous, quel est le message de ce film ?