Jojo Rabbit (2020)

Note : 5 sur 5.

Sortie : 29/01/2020
Vu : 30/01/2020

Réalisateur : Taika Waititi
Scénario : Taika Waititi
Acteurs/trices : Roman Griffin Davis, Thomasin Mc Kenzie, Scarlett Johansson, Taika Waititi, Sam Rockwell, Rebel Wilson, Alfie Allen, Stephen Merchant, Archie Yates
Compositeur : Michael Giacchino

En Bref : Rapports mère-fils, Allemagne, Seconde Guerre Mondiale, Ami imaginaire.

ATTENTION SPOILERS

Résumé : Jojo (Roman Griffin Davis) est un jeune garçon allemand qui soutient le régime nazi pendant la Seconde Guerre Mondiale. Son ami imaginaire est le seul et unique Adolf Hitler (Taika Waititi). Il part en camp de jeunesse aryen mené par le capitaine Klenzendorf (Sam Rockwell). Lors d’une des nombreuses activités, on lui demande de tuer un lapin mais il ne peut s’y résoudre. Conséquence : un nouveau surnom Jojo Rabbit. Après un accident, (Jojo fait exploser une grenade à la figure), il est obligé de rester chez lui. Sa foi aveugle va être mise à rude épreuve quand il découvre que sa mère (Scarlett Johansson) a caché une jeune fille juive, Elsa Korr (Thomasin Mc Kenzie). Il va alors tenter d’avoir un contact avec cet intrus pour en apprendre plus sur « l’espèce juive ». Plus il en apprend sur cette mystérieuse jeune fille, plus sa vision du monde change. Alors que l’Allemagne est en train de perdre la guerre, le village se prépare pour l’invasion des Alliés. Jojo va tout essayer pour sauver ses amis et Elsa. L’Allemagne est vaincue, Jojo et Elsa peuvent sortir danser dans la rue sur l’air de David Bowie (en version allemande svp).

Critique : Tout d’abord, je tiens à dire que j’ai adoré ce film. Après tout, les films sont là pour honorer la vie, n’est-ce pas ? (C’est pas moi qui l’ait dit, c’est Viola Davis).

Le film fait une satire de la seconde guerre mondiale et plus particulièrement du rôle d’Hitler et de l’impact de son idéologie en Allemagne. Mais c’est aussi l’histoire d’un petit garçon qui grandit et qui découvre le monde autour de lui : il rentre dans l’adolescence.

Utiliser le contexte d’une guerre ou d’un événement extraordinaire a déjà été une idée exploité au cinéma, comme dans La vie est belle de Roberto Benigni (que je vous conseille fortement si vous ne l’avez pas déjà vu).

Dans Jojo Rabbit, le film rappelle le contexte de la seconde guerre mondiale astucieusement avec des détails qui peuvent passer inaperçus à l’œil mais qui ont son importance. Au début du film, le camp de jeunesse a vraiment existé : ce sont les Jeunesses hitlériennes. Cet évènement va mettre en marche l’élément déclencheur du film : la rencontre entre Jojo et Elsa. On se prend de tendresse pour ce petit garçon qui vit seul avec sa mère. Il veut être l’homme de la situation mais sa mère lui rappelle qu’il n’est pas tout seul (moment où elle imite le père de Jojo). Elle lui rappelle aussi qu’il faut ouvrir son cœur aux autres.

Ce qui est important pour moi dans les films, ce sont les petits moments d’émotion qui tiennent sur un fil. Au cinéma, il est très facile de rentrer dans l’exagération des sentiments. Après tout, c’est son rôle. Mais certains films se démarquent car ils arrivent à avoir ce juste équilibre d’émotion où la scène n’en fait pas trop mais juste assez pour se retrouver immerger dans l’émotion du personnage.

Jojo qui se rend compte du sort réservé à sa mère en fait partie. Rappelons que sa mère finit pendue sur la place publique pour avoir été reconnue comme traître contre le régime nazi. Le traitement émotionnel de cette scène est faite de manière pudique (on ne voit que les pieds de la mère : trop choquant de montrer le reste ?) car il se concentre sur la réaction du petit Jojo. A partir de ce moment précis, le film prend une autre tournure. Jojo se rend compte qu’il n’a plus sa plus grande alliée (pun intended) et doit se débrouiller tout seul.

Je sentais que la fin venait petit à petit (et pas parce que ça faisait 1h30 qu’on était dans la salle). Mais je me demandais : comment le film allait-il se terminer ? Retournement de situation : la guerre arrive en Allemagne. Pendant tout le film, on a vu certains personnages réagir d’une certaine façon devant une tragédie. Je pense à un moment particulier avec le capitaine Klenzendorf qui, au début du film, avait plus peur de la mère de Jojo que d’avoir mutilé un enfant. Mais avec la guerre qui arrive, on se rend compte que le capitaine appréciait beaucoup Jojo puisqu’il trouve sa rédemption avec un sacrifice. La guerre est gagnée par les Alliés, tout le monde est content.

Jojo Rabbit entre dans la catégorie de films (et oui on va catégoriser ce film. Pour info, TOUT le monde fait ça !) qui peut porter confusion mais qui est un film feel-good.

Selon vous, quel est le message de ce film ?

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